C'est le froid qui a réveillé l'équipe avant l'alarme. À -10°C, tout était gelé, l'air était sec, et les mains ont été les premières à en souffrir. Mais le système a tenu bon : un liner pour la dextérité pendant le démontage des tentes, un shell pour se protéger de l'humidité et du froid, une combinaison simple, mais redoutablement efficace.
Une fois le camp démonté et les vélos rechargés, la route a repris, et c'est là que le week-end a basculé. Une légère neige a commencé à tomber, juste assez pour transformer complètement le paysage. Pendant près de 15km, le groupe a roulé en légère descente, entouré de paysages d'hiver d'une beauté irréelle, le genre de moment qui justifie à lui seul toute l'aventure.
TLa récompense est venue lors d'un arrêt à Saint-Édwidge, chez Matante : œufs, jambon, saucisses, crêpes et sirop d'érable, le meilleur déjeuner possible après deux jours d'effort.
Avec 46 km restants pour boucler le parcours, le retour s'est fait dans une énergie différente : les corps étaient adaptés, les esprits solides, et le groupe roulait avec une énergie et une cohésion qui contrastaient nettement avec la veille. Le retour s'est fait sans accroc, sans incident, juste une équipe qui rentre, ensemble, avec fierté.
Avec le recul, cette expérience a marqué bien au-delà de l'aspect physique :
- La force du collectif. Des inconnues sont devenues une équipe en 36 heures, sans protocole ni structure imposée, l'adaptation, le soutien et l'encouragement se sont installés naturellement.
- Sortir du cadre. Les idées les plus audacieuses, celles qu'on hésite à proposer, sont souvent celles qui créent les souvenirs les plus forts.
- On est plus capable qu'on pense. Le froid, la distance et l'inconfort deviennent secondaires lorsqu'on est pleinement engagé, les limites anticipées sont rarement celles qu'on rencontre réellement.
Quelques conseils pour bien démarrer :
- Prioriser l'équipement — c'est ce qui fait la différence entre subir et profiter.
- Tester son setup avant le départ — aucune surprise le jour J.
- Maîtriser la gestion des couches — une compétence à part entière.
- Partir accompagné,, au moins pour une première expérience.
- Accepter l'inconfort — — il fait partie intégrante du processus.